Zine — 32 pages — A5 photocopié N&B — 3 €

Nazi Knife n°7

Hendrik Hegray, Leon Sadler, C.F, Mehdi Hercberg, Robert Beatty

Nazi Knife, c'est une des revues qu'on défend bec et ongles à Grand-Guignol. Pas parce que c'est rare — c'est un zine, ça circule — mais parce que chaque numéro pousse le dessin contemporain dans des directions inattendues. Le n°7 est peut-être le plus « zine » de la série : format A5, photocopie N&B, 32 pages. Pas de fioritures. Juste du dessin brut.

Un collectif international

Hendrik Hegray, Leon Sadler, C.F, Mehdi Hercberg, Robert Beatty : des noms qui reviennent dans la scène du dessin expérimental. Robert Beatty, c'est aussi le graphiste de Hair Police, celui qui a travaillé pour Oneohtrix Point Never. Leon Sadler, dessinateur britannique, explore le grotesque et l'abstraction. Le mélange des styles crée un objet hybride : une page magnifique, la suivante volontairement laide. C'est assumé.

Le beau et le laid

Ce qui nous plaît dans Nazi Knife, c'est le refus du consensus esthétique. On passe d'un trait fin, presque classique, à des masses noires informes. D'un humour absurde à une violence graphique. La photocopie amplifie les contrastes, écrase les détails. Le support devient partie prenante du discours. C'est du zine pur : cheap, direct, sans médiation.

L'avis du libraire

À 3 €, c'est une affaire. On en garde toujours quelques exemplaires sous le comptoir pour les clients qui savent. Si vous aimez False Flag, les fanzines de la scène noise, ou si vous cherchez du dessin qui dérange, Nazi Knife n°7 est pour vous. À Grand-Guignol on adore. Et on attend le n°8.

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